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Juin 2009 Thierry, 7 ans de fidélité à l'Amicale Thierry, 45 ans, est fidèle à l'Amicale depuis 7 ans. Même s'il n'a pas toujours été en fauteuil roulant, il garde un oeil lucide sur les évolutions de la société en rapport avec le handicap. Vous croiserez facilement Thierry au local de l'Amicale, car il y est fidèle depuis plusieurs années. C'est en 2002 qu'une de ses voisines, aujourd'hui décédée, lui a fait connaître notre association. Pourtant, malgré son handicap moteur, Thierry vous confiera qu'il vient à l'Amicale pour aider les autres handicapés dans leurs activités. C'est toujours dans cet esprit d'entraide qu'il parle de son implication dans l'association. « Au début, j'aidais à la préparation de sandwiches ou du café lors des concours de belote », confesse-t-il. Et de poursuivre « aujourd'hui, je participe aux braderies, j'aide les autres handicapés dans leurs activités, et j'apprécie de jouer à l'ordinateur, ou aux dames contre un adversaire ». Ce qu'oublie facilement de préciser Thierry, c'est qu'il fait partie du conseil d'administration, et qu'à ce titre, il est consulté lors des réunions. En le questionnant, Thierry vous confiera pudiquement qu'il porte son handicap depuis une opération, vers l'âge de 12 ans. Et depuis cet âge, de nombreuses interventions alourdissent son handicap. Pour autant, jamais il ne se plaint, et c'est toujours en pensant d'abord aux autres qu'il s'intéresse aux nouvelles technologies. Avec l'immense espoir que leur prix sera plus abordable, pour les rendre plus accessibles aux poly-handicapés. Ses journées sont rythmées par des sorties, des jeux vidéo (jeux de stratégie dont il raffole), et regarder la télé. Il nous éclaire de son regard à propos de l'accessibilité des lieux publics. « L'accessibilité laisse encore à désirer » pense-t-il. « Les supermarchés, les cinémas commencent à s'y mettre. Mais je rencontre encore des difficultés dans certains endroits, comme boulangeries, banques, dentiste » ajoute-t-il. « Mais ce qui me pose le plus de difficultés, ce sont les trottoirs, à cause de poubelles gênantes ou de véhicules mal garés » conclue-t-il. « Dans ce cas là, je suis contraint de circuler sur la chaussée ». Plus généralement, Thierry pense qu'il manque de logements et d'hébergements adaptés et de places en CAT. Heureusement, l'Amicale apporte son lot de souvenirs à Thierry. Pour exemple, le voyage effectué à St Neots (ville anglaise jumelée avec Faches-Thumesnil – NDLR), en 2002. Il garde d'excellents souvenirs de ce premier voyage réalisé hors de France : bowling, bateau-mouche, sortie en pub. De cette époque, Thierry a su conserver des amitiés, hors de l'Amicale. Ce qui, selon lui, pourrait être amélioré à l'Amicale, c'est d'une part un local plus accessible, puisque le premier étage lui est interdit, pour cause de handicap ; et d'autre part davantage de bénévoles, ce qui permettrait un roulement. Avis aux amateurs qui n'ont pas peur de vivre de grands moments.
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