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Mai 2009 Mme GOSSELIN : "Les handicapés font partie de ma famille"
De toutes les personnes que vous croiserez à l'Amicale, arrêtez-vous quelques instants près de cette petite dame aux cheveux blancs qui a toujours le sourire. Voici son portrait. A l'Amicale, tout le monde s'appelle par son prénom, et se tutoie. Il existe une exception à cette règle : c'est Mme Gosselin. Et si vous lui demandez pourquoi, elle vous répondra pudiquement que cela est dû à son âge. Il faut dire que, avec ses 84 printemps, la doyenne de l'association inspire le respect. Sa fidélité à l'Amicale ne s'est jamais démentie depuis tout juste 18 ans (mai 1991) : d'abord adhérente grâce à Mme Gossot (aujourd'hui décédée), qui lui a également fait connaître les maisons fleuries, elle s'est toujours davantage impliquée au fil des années :que ce soit pour les repas (salle Baron), pour les voyages, les relations avec la presse, la trésorerie, sa participation aux concours de belote, de football, ou pour des tâches administratives. Aujourd'hui, l'âge de Mme Gosselin est un privilège. Elle raconte ses premières heures à l'association. « A ce moment là, le local n'existait pas », se souvient-elle, « je me suis présentée à la mairie. C'est à cette époque que j'ai connu Serge Rose, l'actuel président » ajoute t-elle. Si notre aînée n'est pas insensible au handicap, c'est parce qu'elle y est confrontée. En effet, l'un de ses petit-fils, âgé de 32 ans, souffre d'un autisme particulièrement douloureux. C'est dans un foyer spécialisé, à Herlies, qu'il trouve son réconfort. Boulimique d'activités, Mme Gosselin s'active également auprès de la maison des aînés, mais également au CCAS (Centre Communal d'Actions Sociales) et au Comité des Jumelages, sans oublier les maisons fleuries. On pourrait aisément comparer notre retraitée à une fleur ; après avoir été attiré par son sourire, vous découvrirez la respectueuse beauté qui l'auréole, et serez enivré de sa charité rayonnante. L'amour qu'elle dégage provient certainement des profondes souffrances qui n'ont pas épargné notre doyenne. Fortement marquée par les horreurs de la guerre dans son enfance, Mme Gosselin a connu l'exode, la faim, et la responsabilité de sa jeune soeur, de 8 ans sa cadette. Aux souffrances morales s'est ajoutée une souffrance physique : « j'ai reçu un morceau de grenade dans mon cou, qui provenait d'un cheval qui a explosé », confie t-elle. Heureusement, peu après la guerre, c'est dans les bras d'un jeune homme, qui parlait anglais, comme elle, qu'elle a trouvé du réconfort. De leur union sont nés cinq enfants, qui avec leurs propres enfants, adoucissent désormais le quotidien de Mme Gosselin, dans une maison fleurie depuis 1955, à Faches-Thumesnil. Pour percer le secret de longévité de notre doyenne, il suffit de l'écouter : «ça me fait plaisir de contribuer au bonheur des handicapés. Ils ont beaucoup d'amour envers nous. » assure t-elle. Et de poursuivre « je suis particulièrement touchée quand une personne handicapée me dit « je t'aime ». Je sens de la sincérité dans les baisers échangés. Les handicapés font partie de ma famille ». Merci Mme Gosselin, pour votre engagement, et rendez-vous en juin 2009 pour un autre portrait du mois. Le Webmaster. --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- |
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